Betula Lenta s’inscrit dans un processus de création, parcouru de formes en devenir et de formes achevées. Certaines pièces se déclinant sous forme de performances et de formes courtes, démultipliant les possibilités de représentation, de rencontre avec les publics. Faire que l’écriture chorégraphique soit sans cesse questionnée, interrogée, renouvelée en privilégiant une pluralité des sens et des genres, dans un langage corporel singulier. Une écriture qui se crée au fil de l’eau, au fil du temps, en perpétuel devenir, en perpétuel surgissement, alimentée aussi de rencontres hors champs chorégraphiques comme la poésie, la peinture, les arts plastiques, la musique, le cinéma, le stylisme… Inlassablement relancer les dés, prendre des risques, se réinventer, cheminer, créer.

Ces formes chorégraphiques se déploient dans tout espace atypique tant intérieur qu’extérieur [friche, musée, centre d’art, galerie, parc – jardin, appartement…] permettant d’aller à la rencontre de nouveaux publics dans une grande proximité et d’appréhender autrement les lieux de représentations.
Présentées dans des conditions techniques légères, elles s’adaptent aux lieux de représentations. La chorégraphe se relie alors à l’architecture des lieux, aux paysages, aux environnements sonores, en générant un rapport sensible et singulier entre les corps dansants et les espaces dans lesquelles les performances s’inscrivent, qu’ils soient centres d’arts ou espaces extérieurs.
Chaque performance est spécifiquement réadaptée et réinventée, in situ, pour le lieu d’accueil donnant ainsi une nouvelle dimension à la pièce, faisant résonner en fonction des espaces, danse et œuvres plastiques (anciennes et/ou contemporaines), danse et paysages, danse et architecture, d’une manière singulière.